La région de Constantine témoigne d'une occupation humaine quasi ininterrompue depuis plus d'un million d'années. Cette pérennité, attestée par de riches vestiges archéologiques, s'explique par l'abondance des ressources naturelles locales, ayant favorisé l'émergence de la future capitale du royaume numide.
Bien que cette présence soit millénaire, il faut attendre le début du XXe siècle pour identifier des sites paléolithiques majeurs, notamment le Djebel Ouahch ainsi que les grottes de l'Ours et du Mouflon, qui doit son nom aux ossements des mouflons fossilisés ayant été découverts durant la période coloniale.
A 200 mètres de la Grotte des Mouflons, juste en bas, et dans le même rocher de Sidi M’Cid, surplombant la voie ferrée menant vers Skikda, parallèlement à la route de la Corniche, se trouve la Grotte des Ours, appelée aussi Ghar Zahar (la grotte qui gronde).
Elle est décrite comme une grotte vaste et spacieuse, de plain-pied, ne mesurant pas moins de 60 mètres de longueur et 6 mètres de largeur moyenne avec une hauteur parfois assez considérable. Plusieurs objets en silex remontant à la période néolithique, ainsi que des ossements de plusieurs espèces d’animaux, notamment des ours furent découvert lors des fouilles, d’où son appellation.
La Grotte des pigeons quand à elle fut explorée en 1915 par Debruge . Cette curieuse grotte funéraire sera fouillée l’année suivante et livrera la première poterie modelée peinte à décor géométrique de Constantine.
Grotte de Pigeons.






