Située dans le nord de l’Algérie, la région de Constantine1 occupe une position intermédiaire entre l’atlas tellien et les hautes plaines orientales. Elle possède un relief contrasté dû à une géologie relativement compliquée. On distingue deux zones géographiques principales : une zone montagneuse au nord dont l’altitude varie entre 1500 et 800m et une zone de basse altitude au sud comportant une série de dépressions de 150m à 600m d’altitude au nord et un ensemble de collines et de plaines de 600 à 850m d’altitude au sud. Les principaux reliefs sont le Djebel Sidi Driss, Djebel Ouahch, Djebel Oum Settas et le Djebel Chettabah.

Le réseau hydrographique est relativement dense et s’écoule principalement du nord au sud. Il est constitué de deux cours d’eaux principaux, l’Oued Rhumel et l’Oued Boumerzoug dont le point de confluence est situé à Constantine, et de leurs affluents : Oued Athmenia, Oued Seguin, Oued Smendou, Oued El Klab et Oued Melah (Benabbas 2006, Bouedja 2010).


Les bazinas de Tiddis sont fouillées durant la même période et livrent la plus importante collection de poteries modelées peintes d’Afrique du Nord qui donnera son nom à un style particulier de décor géométrique : le style de Tiddis (Berthier 1956, Camps 1956).

De nombreuses formations géologiques du crétacé et du nummulitique constantinois sont des gites primaires de silex et de quartzites, deux matières exploitées par l’homme préhistorique. Les gites de silex sont principalement localisés dans les formations du crétacé moyen telles l’Aptien du Djebel Sidi Zouaoui et Koudiat Ain el Hajar et le Turonien de Sidi Mcid, Djebel Kerkera, et Djebel Chettaba. Des silex éocènes (YprésienLutétien) sont également connus à Ouled rahmoun, Djebel Kellal et Koudiat Ain el Hajar. Les quartzites ou grès quartzitiques semblent quant à eux provenir des flysch numidiens du Djebel Ouahch et des environs de Ben Badis (El Aria) et d’Ain Nhas (Fig. 1).


Les sites explorés durant la deuxième moitié du dix-neuvième siècle sont les sites paléontologiques de Mansourah, Ain el Bey, Ain Jourdel, Ain el Hadj Baba et Smendou (Bayle 1854, Gervais 1869, Thomas 1884) et les monuments funéraires de Ras el Ain Bou Merzoug, El Kheneg, Djebel Mazela, Ain el Bey, Djebel Merah, Oum Settas et Beni Medjaled (Féraud 1863, Faidherbe 1868, Thomas 1878, Henri 1881, Jullien 1882, Chabassière 1886 -1887, Sauret 1887, Reboud 1875, Mercier 1885). Une première description d’escargotière est donnée par Thomas à Ain el Bey (Thomas 1877).


Au même moment, deux nouvelles escargotières sont signalées par Joleaud à Ain Kerma et Oued Yacoub (Joleaud et Joly, 1909) ainsi que des gravures et peintures rupestres dans les communes du Khroub et d’El Aria –Kef Sidi Salah, Kef Fentaria, Guechguech, Ain Nhas- (Bosco et Solignac 1911). Les explorations des nécropoles mégalithiques se poursuivent avec la découverte des dolmens et bazinas de Bekira, Djebel Kellal, Djebel Ouahch, Mechtat Tafrent, Hadj Baba, Sidi Abdelmalek, Djebel Krouma et Kef el Amour (Debruge 1909b, Joleaud et Joly 1908). 


Le rythme des découvertes se ralentit après 1916. Seul Solignac fera mention de deux nouvelles stations rupestres au Djebel Mazela et à Chabet el Heulsa (Solignac 1928). 


La première occupation humaine de Constantine s’est faite dans un paysage sensiblement différent du paysage actuel. En effet, la période comprise entre la fin du pliocène et le début du pléistocène supérieur a vu l’émergence en horst du rocher de Constantine et de Sidi Mcid et la mise en place progressive du canyon de l’Oued Rhummel. Les témoins de cette évolution du relief due à une acticité néotectonique peuvent être détectés en divers points de la ville. Ils sont particulièrement nombreux à l’est de celle-ci où l’on peut observer des calcaires lacustres du quaternaire ancien situés à différentes altitudes à Bekira (630m), Sidi Mcid (785m) et à Sidi Mabrouk (675m). 

https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1918_num_27_148_5369

Corpus des gravures et des peintures rupestres de la région de Constantine

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/recconstantine1916/0266/image,info

Constantine, il était une fois : la cité aux sept portes.


Avant 1837, Constantine, perchée sur son rocher et ceinturée par les gorges du Rhumel, était une véritable forteresse. La ville était protégée par une muraille percée de sept portes, bien que certains auteurs en mentionnent six portes, toutes fermées la nuit afin d’assurer la sécurité des habitants. 

Ces portes n’étaient pas de simples passages : elles incarnaient l’organisationla vie quotidienne et la puissance défensive d’une cité plusieurs fois millénaire.

Les principales portes étaient Bab El-DjabiaBab El-OuedBab El-Djedid et Bab El-Kantara, auxquelles s’ajoutaient Bab El-RaouahBab El-Hanancha et Bab Cirta

Chacune d’elles ouvrait sur un monde particulier, reliant la ville à ses vallées, ses marchés, ses routes commerciales et ses lieux de culte. Les trois portes exposées à l’Ouest-Sud-Ouest, à savoir Bab El-DjedidBab El-Oued et Bab El-Djabia formaient un ensemble défensif remarquable, dominé par de hautes murailles, et desservaient la partie basse de la ville.


 . Bab- El- Djabia ou Porte du Bassin "باب الجابية".

Parmi les anciennes portes qui marquaient les accès de Constantine, Bab El Djabia occupait une place particulière. Située à l’entrée du pont Sidi Rached, entre Bab El Oued et Bab El Kantara, elle ouvrait la voie vers la partie basse de la ville et menait à l’actuel quartier de Souika. D’après le Kitab Tarikh Qosantina, son nom proviendrait d’un bassin où les fidèles s’arrêtaient pour boire et effectuer leurs ablutions avant d’entrer dans la cité. 

À l’époque ottomane, selon Ernest Mercier qui cite M. Vayssetes, la ville était divisée en deux grands partis : celui de la basse ville, correspondant à Bab El Djabia, regroupait les Abd-el-Moumen, un groupe influent dans la vie politique constantinoise, et de l’autre, les Ben Lefgoun avec les habitants de la haute ville, depuis le quartier d’El-Betha, où est située la grande mosquée, jusqu’à la Casbah. 

Construite sous la dynastie des Hafsides, cette porte donnait autrefois accès à un souk animé aujourd’hui disparu, remplacé par le Remblai. Cette porte conserva son ancienne appellation même après la conquête française, témoignant ainsi de la permanence de l’identité historique de la ville.

Maisons Réhabilitées au Niveau de la Place Bab El Djabia.


Constantine . Bab El Djabia.



. Bab El Kantara "باب القنطرة", littéralement la porte du pont, reliait la ville au théâtre romain, que les habitants appelaient Qasr El-Ghoul "le Palais de l’Ogresse". À l’est s’étendait un lieu de rassemblement et de promenade nommé Haqel Mars "Champ de Mars", d’où partait la route vers le plateau de Mansourah et le Jebel El-Wahsh.

Quartier Bab El Kantara.


. Bab El-Oued, appelée aussi Bab Mila "باب الواد ” أو باب ميلة”", donnait accès aux collines de Koudia Ati et se situait à l’emplacement du Palais de Justice actuel.


. Bab El-Djedid "باب الجديد", se trouvait quant à elle au nord de l’actuelle place du 1er Novembre. Certains la situe à l'actuel emplacement de la BNA. Elle marquait l’entrée principale de la ville et fut également démolie en 1925.



. Bab Er-Rouah "باب الرواح", dominant un sentier étroit et sinueux, donnait accès à la rive nord du même oued et conduisait vers les sources de Sidi Mimoun, qui se déversaient dans les bassins de la cité. Elle serait située au lieu-dit El-Djorf, derrière l'actuelle caserne de la Casbah


. Bab El-Hanancha "باب الحنانشة", située au nord, permettait d’accéder à la ville en traversant le oued Rhumel. Elle menait aux sources pures de Sidi M’Cid, qui alimentaient les bassins et les bains publics.

. Bab Cirta "باب سيرتا", située dans le Souk Boumzou, rappelait l’ancienne appellation numide de la ville : Cirta.

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Balade dans les Rues et Ruelles de Constantine.

 

Arbaïne Cherif (ou Rabaïne Cherif) est un quartier historique de la vieille ville de Constantine, connu notamment pour avoir abrité le cheikh Ben Badis et la Médersa inaugurée en 1909. Malgré la présence de nombreuses demeures datant de l’époque ottomane, le quartier souffre aujourd’hui d’une forte dégradation, comme une grande partie de la médina, même si plusieurs projets de réhabilitation sont en cours. 

L’origine de son nom demeure discutée : selon une première version, il viendrait de familles originaires du Maroc, supposément liées à la dynastie almohade, le terme Cherif signifiant « saint, noble, vertueux » en arabe. Une autre explication suggère que l’appellation rendrait hommage à la résistance des habitants lors de la prise de Constantine par les troupes françaises en 1837.

Demeures Datant de l’Epoque Ottomane


Mosquée Rabaïne Cherif en Restauration (2023).


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. Le Djamaa Sidi El-Kettani, située sur la place Souk El Asser à Constantine, fut construite en 1776 par Salah Bey, gouverneur reconnu pour ses projets d’aménagement urbain. À cette époque, le quartier était peu habité et composé surtout de terrains vagues. Salah Bey entreprit de transformer cette zone en y édifiant la mosquée, la Medersa et des habitations, contribuant ainsi à l’expansion de la ville.

La mosquée se caractérise par une architecture remarquable : une grande porte donnant sur un escalier en marbre, une cour entourée de galeries, un minaret, ainsi qu’une salle de prière richement décorée. On y trouve un mihrab orné, des colonnes en marbre, des coupoles, des faïences décoratives, des tapis précieux et de grands lustres en cristal. Le minbar, réalisé avec différents types de marbre, constitue l’un des éléments les plus admirables.

Minaret de la Mosquée Sidi El Kettani 


La Medersa de Sidi El-Kettani, fondée en 1775, était un centre d’enseignement religieux où l’on enseignait les sciences islamiques. Malgré son déclin après certaines réformes, elle a continué à accueillir des étudiants après la colonisation.

Cette zaouïa figure parmi les plus anciennes de Constantine et a formé plusieurs personnalités importantes, notamment le président Houari Boumediene, ce qui souligne son rôle historique et éducatif majeur.

Mosquée Sidi El Kettani en Cours de Restauration (2023), et Souk el Asser


Mosquée Sidi El Kettani. 1905.


Anciennes Maisons Mauresques de la Rue Bouhali Laid : Juste Après Souk el Asse et Mosquée Sidi el Kettani. 


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. Le Quartier Rsif est réputé à Constantine pour son commerce de l’or. Ce métier a été transmis par les anciens juifs de la ville, reconnus notamment pour leur maîtrise de la fatla (الفتلة). Parmi les familles constantinoises les plus anciennes spécialisées dans la bijouterie traditionnelle figure la famille Mnii (منيعي), dont la première boutique fut ouverte en 1934. Cette ouverture aurait été encouragée par Abdelhamid Ben Badis afin de préserver le savoir-faire et le patrimoine constantinois.


فتلة الذهب


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Architecture Traditionnelle.


Au Menu.


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. La Djouzia, une Douceur de Constantine.

La Djouzia, l’une des plus anciennes spécialités de Constantine, tire son nom du mot Djouz, signifiant « noix ». Ce nougat tendre au miel pur, enrichi de noix concassées, demeure un véritable héritage gustatif dont la saveur ancestrale n’a jamais été altérée. 

Fruit d’un savoir-faire constantinois, longtemps présent sur les tables des beys et autrefois appelé Madinat el Hawa, il allie sucre roux, blancs d’œufs et les meilleurs cerneaux du marché. Préparée selon des méthodes traditionnelles : cuisson au bain-marie sur charbon, Nahassa en cuivre et Lawleb en bois, la Djouzia reste une douceur raffinée et précieuse, emblématique du vieux rocher, même si ses techniques anciennes s’effacent peu à peu au profit d’outils modernes.


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. Comme pour Rome, tous les chemins mènent à la Brèche.

Lieu mythique et cœur battant de Constantine, la place de la Brèche est depuis toujours un espace de rencontres et de convergence pour toutes les couches de la société, servant de point de départ aux visiteurs avides de découvertes pédestres à travers la ville. Née symboliquement le 13 octobre 1837, lorsque l’armée française pénétra dans la cité par une brèche ouverte dans les remparts, elle fut officiellement aménagée à partir de 1844 avec l’urbanisation de la partie européenne, reléguant la population musulmane en contrebas, près de Bab El Oued


Rebaptisée plus tard « Place Duc de Nemours », elle connut une évolution rapide grâce à l’ouverture de grandes artères et à la construction d’édifices majeurs tels que le théâtre, le marché couvert, la Grande Poste, le Palais de justice et plusieurs banques

Théâtre de grands rassemblements, notamment lors du centenaire de la prise de Constantine en 1937 ou des funérailles de l’imam Benbadis en 1940, la place fut aussi marquée par les événements tragiques de la lutte anticoloniale à partir de 1955, inscrivant ainsi son histoire au cœur même de celle de la ville.


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Le Théâtre de Constantine.

La construction de ce théâtre, commencée en 1861, s’est achevée par son inauguration le 6 octobre 1883. L’édifice est signé par les architectes Jean Gion (1838-1898) et Jean Monnier, tandis que les sculptures ornementales sont attribuées à Gustave Germain (1843-1909).

Construit en pierre appareillée, le bâtiment présente des façades qui comptent parmi les plus beaux exemples de l’architecture classique du XIXᵉ siècle. Le soubassement de la façade principale est réalisé en pierres brutes bouchardées. Plus haut, le hall est revêtu d’un placage de pierres claires avec des joints creux horizontaux ; quant à l’étage, il adopte une composition d’inspiration antique : piliers en saillie, fenêtres surmontées de frontons, balustres formant balcons, acrotères et sculptures allégoriques nichées de part et d’autre des ouvertures.

La salle de spectacles, avec ses peintures, ses décors sculptés et ses motifs raffinés, reflète fidèlement l’esthétique du théâtre à l’italienne. L’imposant escalier d’honneur en marbre, véritable œuvre d’art, renforce encore la noblesse des lieux. Enfin, la cage de scène demeure une pièce unique, conçue selon les techniques traditionnelles des premiers théâtres du monde, ce qui en fait un véritable trésor patrimonial.


La Poste de Constantine.



. Les Petits Commerçants de la Place de la Brèche. 

. L’Azérole, connue sous le nom d’az-zaârour (الزعرور), est un fruit méditerranéen encore méconnu, issu de l’azérolier (Crataegus azarolus), un arbre rustique et épineux de la famille des Rosacées pouvant atteindre 6 à 10 mètres

Très répandu sur le pourtour méditerranéen, il supporte mal les froids intenses et offre des fruits jaunes ou orangés renfermant trois pépins. Riche en nutriments, l’azérole apporte une quantité importante de vitamine A, bénéfique pour la peau et la vision, ainsi que de vitamine C, essentielle au système immunitaire. Grâce à sa teneur en flavonoïdes, elle possède également de puissantes propriétés antioxydantes



. L’arbousier de Skikda, appelé اللنج ou parfois arbre à fraises, est une plante à fleurs appartenant à la famille des Éricacées. Il s’agit d’un arbuste ou d’un petit arbre qui pousse sur l’ensemble du littoral méditerranéen occidental ainsi que dans le nord du bassin oriental. Son fruit est connu sous le nom d’arbouse.

Chaque année, la commune de Khenag Mayoune organise la fête de l’arbouse, appelée localement El Lenj. Cette manifestation a pour principal objectif de sensibiliser les habitants des zones montagneuses aux dangers du déboisement, afin de préserver cette ressource naturelle précieuse.


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. À Constantine, l’actuelle rue Didouche Mourad a connu plusieurs identités. D’abord rue de France, elle reliait dès 1887 la cathédrale au boulevard de Belgique et constituait l’axe principal du quartier juif, animé par ses commerces et ses fêtes. 

Vers 1948, elle devint rue du Sergent Paul Atlan, en hommage à ce professeur de philosophie constantinois engagé dans les Commandos d’Afrique, mort au combat près de Toulon en août 1944

Aujourd’hui entièrement piétonne et pavée sur 600 mètres, Didouche Mourad conserve son cachet commercial et demeure l’une des artères les plus vivantes de la ville, reliant toujours la place du 1er Novembre au boulevard de Belgique.


Ancienne Enseigne Publicitaire au Niveau de l'Ancienne Rue de France.



. La distillation de l’eau de fleur, arrivée jadis d’Andalousie comme un parfum voyageur, s’est enracinée à Constantine où les femmes, gardiennes du secret, l’ont transformée en art. Chaque printemps, lorsque les jardins de Hamma Bouziane se couvrent de roses et de fleurs d’oranger, la ville s’éveille au doux rituel du Teqtar

Dans le patio lumineux des maisons anciennes, les femmes se rassemblent autour de l’alambic de cuivre façonné par les maîtres dinandiers, et la magie commence. La Tndjra chauffe lentement, la vapeur s’élève comme une prière parfumée, traverse les pétales, se charge d’essence, puis retombe en gouttes claires (l’assel-qettar) première eau précieuse, presque sacrée, recueillie dans la Mghalfa tressée de rotin. Ainsi naissent, avec patience et grâce, l’eau de rose distillée chaque année, et l’eau de fleur d’oranger, célébrée une année sur deux, chacune portant l’âme du printemps constantinois. Ces eaux ne sont pas que parfums : elles habitent la cuisine citadine, donnent vie aux baqlawa, samsa, t’charek, ch’rik et au m’halbi qui embaume les veillées ; elles glissent dans le café, bénissent les cérémonies, et parfument encore les maisons comme autrefois. 

Dans chaque fiole repose un fragment d’histoire, un souffle de fleurs, et la mémoire vive de ces femmes dont les gestes, transmis de génération en génération, maintiennent vivant un héritage aussi subtil que le parfum qu’il produit.

Dans un Magasin de Distillation.

La Rue Assalah Hocine Perpendiculaire à la Rue Didouche Mourad. 


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. La Mosquée Souk El Ghazl, aussi appelée Mosquée du Bey ou Mosquée Hassan Bey, est l’un des monuments historiques majeurs de Constantine. Construite au XVIIIᵉ siècle, sous la période ottomane, elle est attribuée au Bey Hussein Boukemia, gouverneur du beylik de Constantine entre 1713 et 1736. Son nom provient de sa proximité avec le marché de la laine filée (Souk El Ghazl).

Mosquée du Bey (Couk el Ghazl). Coté Palais du Bey.


Minaret de la Mosquée.


Située à l’est du palais Ahmed Bey, la mosquée faisait partie des quatre mosquées les plus importantes de la ville. Son architecture se distingue par son vaste gabarit, une façade orientale d’environ 30 m et un minaret sobre. À l’origine, son plan était rectangulaire, composé de quatre nefs, avec un riche décor intérieur mêlant céramique polychrome, stuc géométrique et floral, ainsi qu’un mihrab finement orné de colonnettes en marbre noir et blanc.

Après la prise de Constantine, la mosquée est transformée en église catholique dès 1839, puis devient cathédrale en 1876 sous le nom de "Notre-Dame-des-Sept-Douleurs". Cette transformation se fait en deux étapes : la conversion au culte chrétien, puis des modifications architecturales, notamment l’ajout d’une cinquième nef afin d’adapter le plan à celui d’une basilique chrétienne. La cour de la mosquée disparaît totalement lors de ces transformations.

Malgré une menace de destruction en 1852, l’édifice est finalement conservé. Son histoire reflète ainsi les profondes mutations religieuses, politiques et architecturales qu’a connues Constantine durant la période coloniale.

Mosquée du Bey (Couk el Ghazl). Coté rue de France.


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. La Place de la Pyramide, actuelle place Colonel Amirouche doit son nom à un premier monument en forme pyramidale érigé en 1842


Elle commémore l'endroit où fut tué le 12 octobre 1837, soit la veille de la prise de la ville, le Général Damremont par un boulet, en inspectant les batteries des canons. 

Place de la Pyramide et Caserne de Gendarmerie.


En Face : Mosquée el Istiklal ex Eglise du Sacré-Cœur, lieu de culte catholique (1925-1964) construit par la Société Africaine de Travaux dans un style oriental. 

Eglise du Sacré-Cœur


Le Clocher faisant actuellement office de Minaret.
 
Mosquée el Istiklal


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. La rue Abane Ramdane ex rue Rohault de Fleury (porte ce nom depuis le 22 décembre 1865), fut édifiée en 1873. Elle relie la place du Colonel Amirouche ex place de la Pyramide à la Place des Martyrs

Cette rue a sens unique et à double voies est délimitée sur ces deux côtés par une série d'immeubles à usage mixte (habitat et commerce). Le coté impair de la rue est composé de dizaines d'arcades s'étendant sur tout le long de la voie sur lesquelles s'appuient des immeubles de type haussmannien. 


Vue sur l'Hotel Cirta à partir de la rue Abane Ramdane.


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. Figure marquante de la lutte pour l’indépendance, le chahid Aouati Mostefa, qui demanda la veille de son exécution à voir la guillotine en déclarant avec défi : « Je veux voir cette machine qui coupe en deux ce que Dieu a créé d’une seule pièce », a laissé une empreinte profonde dans la mémoire collective des Constantinois. 


En hommage à son sacrifice, l’une des principales artères de la ville porte aujourd’hui son nom : le boulevard Aouati Mostafa, anciennement Anatole France, communément appelé Trik Sétif. Située dans le prolongement de la RN 5 reliant Constantine à Alger, cette voie stratégique s’étend sur près de 1,5 kilomètre et constitue un axe majeur de circulation.

Aouati Mostefa fut accusé d’avoir participé aux attentats qui ont secoué Constantine entre le 30 avril et le 30 novembre 1955, notamment aux glorieuses attaques du Nord-Constantinois du 20 août 1955, événements décisifs dans le combat contre le colonialisme, qui scellèrent son destin de martyr et consacrèrent son nom dans l’histoire de la ville. 


Vue à Partir du Boulevard Aouati Mostafa.



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. Réalisée à partir de 1865, la rue aujourd’hui connue sous le nom de Larbi Ben M’hidi, anciennement rue Nationale puis rue Georges Clemenceau, est considérée comme l’une des artères principales et emblématiques de la ville de Constantine

Medersa de Constantine. Rue Larbi Ben Mhidi.


Tracée au cœur de la ville arabe, cette rue a nécessité la démolition de plusieurs habitations, entraînant une nouvelle organisation urbaine marquée par la séparation de la Souiqa, du futur quartier juif avec la construction d’une synagogue et du consistoire, ainsi que l’ouverture de la rue Thiers

Habitations. Rue Larbi Ben Mhidi.


Connue des anciens Constantinois sous l’appellation « Trik Djedida », elle reliait la Brèche et le centre-ville au quartier de la gare, d’abord par le pont El Kantara, puis par la passerelle Perrégaux inaugurée en 1925

L'ancien hotel de PARIS fait l'angle de la rue Didouche Mourad ex rue Caraman (rue de France) et la rue Larbi Ben Mhidi ex George Clemenceau. Ce bâtiment abrite dans son sous-sol à 18 mètres de profondeur une importante grotte et un lac sous-terrain découvert en 1907 



. La Grande Mosquée de Constantine, appelée Djamâa El Kebir fut construite vers 1135 par les Hammadides sous le règne de Yahya ibn Abd al-Aziz et restaurée en 1766 par le bey de Constantine

Édifiée sur les ruines d’un ancien temple romain, elle intègre des éléments antiques, notamment des colonnes corinthiennes réemployées dans la salle de prière. Son mihrab, richement décoré, présente des influences fatimides tout en conservant des caractéristiques hammadides uniques. Les transformations urbaines de l’époque coloniale au XIXᵉ siècle ont modifié son plan, entraînant le désaxement de la nef du mihrab, ainsi que la construction de la façade et du minaret actuels.


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Vue sur la Rue Aouinet el Foul à partir du Musée Cirta (Coudia Atti).


Rue de Roumanie à Partir du Pont Sidi Rached.


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