Depuis Bab Djedid, ancienne porte de la ville disparue après l’expédition française de 1837, on rejoint directement le Boulavard Zighout Youcef, autrefois boulevard de l’Abîme. Long d’environ un kilomètre et aménagé le long des remparts qui ont protégé Constantine durant des siècles, ce chemin creusé dans la roche relie le centre-ville au pont Sidi M’Cid.
Il faudra attendre l’inauguration des ponts Sidi M’Cid et Sidi Rached, en 1912, pour voir débuter les travaux de creusement des tunnels du boulevard de l’Abîme, qui s’achèveront trois ans plus tard. Entre tunnels, percées et belvédères, l’itinéraire dévoile aujourd’hui une succession de panoramas remarquables, notamment sur le Rhumel qui serpente 175 mètres plus bas.
La Corniche constantinoise ne saurait être évoquée sans mentionner l’endroit situé au-dessus du dernier tunnel, autrefois connu sous le nom de Kef Chekara « la falaise du sac ». Une vieille légende raconte que les beys de la ville y précipitaient leurs victimes, enfermées avec des chiens dans des sacs de jute, du haut de ses falaises. Ces condamnés auraient été, selon la tradition orale, des ennemis des beys, des traîtres ou encore des femmes accusées d’adultère.
Les Déambulations de Malek Haddad.
Alors qu’il était élève à l’ex-lycée d’Aumale (aujourd’hui Redha Houhou), le célèbre écrivain Malek Haddad fréquentait assidûment les lieux en compagnie de son unique et meilleur ami, Rolland Doukhan. Il avait alors 19 ans. Vingt ans plus tard, devenu romancier, Malek Haddad décrira ce paysage vu depuis le boulevard de l’Abîme dans un texte publié le 7 janvier 1966 dans le journal Annasr, intitulé "Le rocher et son sculpteur, genèse d’un tour de force ".
Il note :
" Dans le ciel, dont la soie d’azur est tendue au-dessus des gorges, passent les nuées de pigeons couleur d’ardoise. Le vol en flèche des émouchets au plumage roux ou l’envergure noire des vautours dépeceurs de charogne, qui s’enlèvent lourdement quand on approche et tournoient au zénith en attendant de reprendre leur affreux festin. Le mur qui tombe verticalement de ces hauteurs a des tons de sang desséché, de fer oxydé ou de bronze clair ; mais des buissons verts s’accrochent aux parois et les îlots qui parsèment le lit portent des touffes de lauriers roses. Au bout de la gorge, le lit s’effondre et engendre une chute d’eau que les pluies d’hiver et la fonte des neiges font bondir dans un brouillard irisé. De part et d’autre de cette cascade, la sortie du ravin inscrit dans le ciel les deux pieds droits d’une porte géante s’ouvrant sur un fond de lumière.".
Aperçu du Boulevard à partir de la Terrasse du Marché Couvert.
Sur la Route de la Corniche de Constantine.
Vue sur les Vallées.
Entre Racines et Béton.
En Contrebas de la Corniche : Ancienne Construction Coloniale,
et Mosquée.
Vue Panoramique sur les vallées du Rhumel.

Instant de Calme d’un Pigeon Biset.
Belvédère urbain de la Corniche de Constantine.
Vue sur le Rhumel.
Premier Tunnel de la Corniche Creusé ans la Roche.
Vue depuis l’ombre.
Sur la Route de Sidi M'cid.
A l'intérieur du Second Tunnel.
Belvédère urbain du Second Tunnel de la Corniche : Vertige Assuré.
Vue sur le Monument aux Morts.
Fin des Tunnels et vue sur le Pont Sidi M'cid.Les Tunnels Creusés dans la Roche.

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